La place de l’homme dans le monde selon Teilhard de Chardin. Le mot de l’animateur de la soirée : Claude Thélot

La place de l’homme dans le monde selon Teilhard de Chardin

Le mot de l’animateur de la soirée : Claude Thélot

La réflexion sur la place de l’homme dans le monde a beaucoup évolué depuis une vingtaine d’années. D’abord, parce que notre monde, quoique immense, nous apparaît davantage « fini », et singulièrement la Terre. Notre responsabilité à l’égard de la Terre, de ses ressources, de la nature nous apparaît désormais éclatante, et les rencontres de St Jo s’en sont fait l’écho en organisant déjà deux soirées touchant à ce thème. Mais aussi parce que les progrès scientifiques, en particulier biologiques, modifient notre image de nous-même, et plus que notre image : notre façon de nous reproduire, notre filiation, disons, notre manière de nous situer, non plus dans l’espace cette fois-ci, mais dans le temps. L’homme libre, maître et sommet de la Création, qu’à la fois la Bible et la modernité nous ont légué, ne saurait plus être revendiqué et soutenu sans son pendant : l’homme responsable. Responsable de cette Création, de toute la création, c’est-à-dire des autres hommes bien sûr (y compris de ceux qui viendront : la responsabilité à l’égard de nos descendants est nouvelle et grande), mais aussi des mondes animal, végétal, et même minéral.

Il est très curieux que ce renouvellement de la pensée sur la place de l’homme dans le monde n’ait pas fait réemerger la figure du père Teilhard de Chardin. Car il a beaucoup à apporter à ces façons nouvelles de nous situer et d’agir dans le monde. Scientifique et mystique, il a au vu de l’évolution des espèces conçu une forme de synthèse entre l’évolution du monde, celle de l’homme, et la foi chrétienne mettant le Christ au centre, c’est-à-dire et au commencent et à la fin de ces évolutions. Il jugeait que le fait que l’homme soit cocréateur et libre le rendait solidaire de l’histoire du monde. Et il refusait que l’on gauchisse la liberté vers l’individualisme à tout crin, voyant au contraire la nécessité et le surgissement d’une dimension collective à notre évolution. Il accordait une très grande importance aux formes collectives de l’intelligence et de l’action humaines. Et d’ailleurs certains voient dans les réseaux actuels que construit Internet (réseaux d’informations et de collaborations) une illustration remarquable de cette intuition.

Au cours de cette soirée, nous voudrions montrer à quel point les idées de Teilhard de Chardin sont précieuses pour nourrir nos perspectives actuelles. Les anciens retrouveront avec plaisir cette grande figure un peu oubliée, et les plus jeunes le découvriront avec étonnement et intérêt. Et c’est François Euvé, le spécialiste actuel du père parmi les jésuites, que nous avons invité pour nous en parler.

Comme d’habitude l’objectif de cette rencontre n’est pas d’abord de nous former ou de nous informer, mais bien plutôt de faire naître en nous et en notre vie des jugements et actions personnels sur ce sujet central. Même si, comme lors de cette Rencontre, le sujet est général et concerne toute l’humanité, il concerne aussi chaque homme, chaque vie. Cette liberté et cette responsabilité, ce n’est pas une collectivité « l’humanité » qui les exerce ; c’est chacun de nous dans nos choix, dans nos actes, dans nos refus, qui les exerçons. Ainsi une soirée comme celle-ci a-t-elle pour vocation et pour ambition de nous éclairer sur nous-même, sur notre vie aujourd’hui et maintenant, « hic et nunc ».

Retrouvons-nous donc nombreux le vendredi 22 février à 20H45 à l’espace St JO’

Claude Thélot info@rencontresdesaintjo.com

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Un peu d’histoire sur Pierre Teilhard de Chardin

Un peu d’histoire sur Pierre Teilhard de Chardin

Jésuite, théologien, géologue, paléontologue et philosophe, Pierre Teilhard de Chardin est né en 1881 à Sarcenat en Auvergne. Inlassable chercheur, scientifique de renommée internationale, il est considéré comme l’un des théoriciens de l’évolution les plus remarquables de son époque. Ce  fut un transhumant de la planète en quête de Dieu à travers l’histoire des hommes et de la nature.

Ordonné prêtre en 1911, il prononce ses vœux solennels de jésuite en 1918. De 1912 à 1914, il travaille au laboratoire de paléontologie du Muséum National d’Histoire Naturelle, à Paris. Mobilisé de 1914 à 1919, il fera la guerre comme brancardier. Il élabore une esquisse de sa pensée via sa correspondance avec Marguerite Teilhard-Chambon, sa cousine. En 1916, il publie son premier essai, La Vie Cosmique, et en 1919, Puissance spirituelle de la Matière, des essais qui annoncent son œuvre plus tardive. En 1923 , il effectue un premier voyage en Chine. Dans le désert des Ordos en Mongolie intérieure, il rédige sa « Messe sur le Monde ».

À son retour il enseigne à l’Institut catholique puis se voit démis de ses fonctions. La publication d’un texte portant sur le Péché originel lui cause ses premiers troubles avec le Vatican. L’ordre des Jésuites lui demande d’abandonner l’enseignement et de poursuivre ses recherches géologiques en Chine. Exilé en Chine de 1926 à 1946, dix fois il en revient. C’est ainsi qu’il traverse au moins cinq fois le Pacifique de la Chine à San Francisco, et autant de fois l’Atlantique, de New York à Paris ou en sens inverse. Curieux de tout , en 1931, membre de la Croisière jaune, il s’enfonce avec elle au cœur de la Mongolie méridionale et dans le désert de Gobi. Jusqu’à son installation à New York en 1951, Teilhard de Chardin poursuit une carrière scientifique ponctuée de nombreux voyages d’études.  Il verra encore les Indes, la Birmanie, Java et, à la fin de sa vie, l’Afrique du Sud. En 1946, le Père Teilhard est promu Officier de la Légion d’honneur au titre des Affaires étrangères en reconnaissance de son brillant travail en Chine. Il entre en 1950 à l’Académie des sciences .

Pierre Teilhard de Chardin meurt le 10 avril 1955, jour de Pâques, à New York. Un an plus tôt, au cours d’un dîner au consulat de France, il confiait à des amis : « J’aimerais mourir le jour de la Résurrection »

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La place de l’homme dans le monde selon Teilhard de Chardin. Notre invité : François Euvé

Notre invité : François Euvé

Normalien, agrégé de physique et docteur en théologie, François Euvé a enseigné la théologie de 1992 à 1995 à l’Institut Saint-Thomas de Moscou et depuis 1997 il enseigne au Centre Sèvres (Facultés jésuites) .Membre du comité de rédaction de la revue Recherches de sciences religieuses, il vient d’être nommé rédacteur en chef de la revue Études. Ses recherches actuelles portent sur la relation de la théologie aux sciences naturelles (la question de l’évolution) et sur l’œuvre de Pierre Teilhard de Chardin. Dans ses cours comme dans ses ouvrages, François Euvé travaille « sur ce que le regard scientifique apporte à la théologie, et sur ce qu’une démarche chrétienne pourrait apporter au travail scientifique ». Il est l’auteur notamment de « Darwin et le christianisme. Vrais et faux débats » et de « Mathématiques, astronomie, biologie et soin des âmes. Les jésuites et les sciences »

Débat animé par Claude Thélot

Sociologue, expert en politique éducative, Claude Thélot intervient en France et à l’étranger sur de nombreux sujets de Société comme l’éducation, la protection sociale, la mesure des phénomènes économiques et sociaux. Claude Thélot connaît bien le père Euvé dont il a suivi certains cours, en particulier celui sur l’anthropologie théologique, et qui a été un de ses tuteurs lors de ses études de théologie.

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La place de l’homme dans le monde selon Teilhard de Chardin

La place de l’homme dans le monde selon Teilhard de Chardin

sa liberté sa responsabilité

avec François Euvé, jésuite

Vendredi 22 Février 2013 –20 h 45 - Espace St Jo’ – Clamart

Avec leur invité, François Euvé, Jésuite spécialiste de l’œuvre de Teilhard de Chardin, les Rencontres de Saint Jo feront redécouvrir au public la pensée très actuelle de ce grand esprit, un peu oublié, alors que ses idées sur l’homme et la nature devraient au contraire resurgir à la faveur des préoccupations écologiques. Selon lui, l’homme, qui est cocréateur et libre, a une responsabilité éminente dans la survie de la planète ; il est en même temps solidaire de son histoire. Un échange et un débat dans la tradition des Rencontres.

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