La Rencontre du 20 janvier 2012 Le mot de Claude Thélot animateur de la soirée

La Rencontre du 20 janvier 2012
Le mot de Claude Thélot  animateur de la soirée

Qu’est-ce que la musique ? Pourquoi et comment produit-elle en nous ses effets ? A-t-elle, et si oui pourquoi, une dimension spirituelle? Vastes et difficiles questions, mais qu’il est indispensable de se poser, quand on songe à son universalité. Réfléchir à la musique, c’est en effet réfléchir à l’homme.

Car il n’y a pas de société, de culture, qui n’ait conçu, inventé, joué une musique, le plus souvent en relation avec ses dieux. Et il n’y a aucun être humain qui ne soit sensible à au moins une forme de musique – et souvent à plusieurs. C’est l’art universel et profond. Il se décline en une multitude de formes et de types, plus ou moins populaires ou répandus, parfois connoté socialement (exemple : musique classique), parfois propre et limité à une culture (exemple : musique japonaise), parfois diffusé dans plusieurs, même s’il est né dans une seule (exemple : jazz).

C’est par ailleurs le seul art capable de produire aussi bien des transes collectives (dans les sociétés primitives ou « premières », comme parmi la jeunesse des pays développés) que des bouleversements individuels : ils sont bien rares ceux qui ont pleuré devant un tableau ou une sculpture ; ils le sont certes moins à la lecture d’un roman, mais c’est bien à l’écoute d’un morceau de musique que, le plus souvent, l’on est profondément touché jusqu’à pleurer : sur la beauté, sur le monde, sur soi.

La musique et la poésie entretiennent des relations proches. Et l’on va parfois jusqu’à presque les identifier : « De la musique avant toute chose » (Verlaine). Mais elles présentent pourtant une différence essentielle : la poésie demande à être traduite, donc trahie, pour être comprise ailleurs que dans la langue où elle a été écrite, tandis que c’est la même musique qui peut être écoutée de tous les hommes, quelle que soit leur langue et leur culture. Indice supplémentaire d’universalité.

Peut-on alors soutenir que l’accès à la musique est immédiat, c’est-à-dire sans médiations ? Oui et non. Oui, puisqu’elle est en effet immédiatement comprise et entendue, ou écoutée de tous (comme un tableau ou une sculpture est immédiatement vu, et cela rapproche musique et arts plastiques). Non, car, et cette fois-ci contrairement aux arts plastiques, elle a besoin d’un interprète. L’interprète n’est pas un traducteur comme dans la poésie qu’on veut exprimer dans une autre langue. L’interprète est un médiateur nécessaire pour que la musique existe : la musique, en effet, ce n’est pas du tout la partition (et d’ailleurs dans beaucoup de cas, jazz, improvisation, etc., il n’y a pas de partition). La musique ne se lit pas, elle s’écoute, elle vibre en soi, elle se vit.
Lire la suite de cet article

Posté dans : Uncategorized | Pas de commentaires »

La Rencontre du 20 janvier 2012 A propos de l’intervenant, Philippe Charru

La Rencontre du 20 janvier 2012
A propos de l’intervenant

En prenant appui sur des musiques très diverses choisies par lui, Philippe Charru  nous aidera  à y voir clair dans notre relation à la musique (ou aux musiques), en nous faisant partager son enthousiasme et ses convictions.
Philippe Charru, Enseignant  au Centre Sèvres – Facultés Jésuites de Paris, où il dirige le  département esthétique,  pratique la musique (il est  titulaire du grand Orgue Cavaillé-Coll de l’Eglise Saint Ignace, rue de Sèvres à Paris), et  a beaucoup réfléchi et écrit dessus.  Philippe Charru, spécialiste reconnu de Jean-Sébastien Bach   a  publié des ouvrages de référence sur son œuvre. Il  vient de publier récemment  « Quand le lointain se fait proche : la musique une voie spirituelle » aux éditions du Seuil (2011).
Les principaux ouvrages de Philippe Charru
La pensée musicale de Jean-Sébastien Bach – Les chorals du catéchisme luthérien dans la “Troisième Partie du Clavier”, cosigné avec Christoph Theobald, col l .La voie esthétique, Ed. du Cerf, Paris, 1993.
→  L’Esprit Créateur dans la pensée musicale de Jean-Sébastien Bach - Les chorals de l’Autographe de Leipzig » cosigné avec Christoph Theobald, coll. Musique-Musicologie, Ed. Mardaga, 2002.
Voici l’Homme – Au croisement du Miserere de Georges Rouault et de la Via crucis de Franz Liszt, livre et DVD, (coproduction avec Véronique Fabre et Stéphane Caillat), Éditions facultés jésuites de Paris, 2006.
et disponible à la soirée du 20 janvier
Quand le lointain se fait proche : la musique une voie spirituelle : Editions du Seuil  (2011) : Il n’y a pas d’expression religieuse sans musique. Philippe Charru part de ce constat pour établir un parallèle entre le chemin qu’emprunte en nous la musique, et celui de la quête spirituelle. C’est sous un angle nouveau que cette question est ici explorée, puisque la musique y est observée non comme un art, mais comme un phénomène anthropologique

Les musiques de la soirée choisies par Philippe Charru et que nous écouterons ensemble
- Amérindiens d’Amazonie – Brésil - Asurini et Arara, Ocora C 560084, HM 83,Paris

- Stravinsky, Symphonie de Psaumes I, Exaudi orationem meam, Domine, Pierre Boulez

- Debussy, Des pas sur la neige, 1er livre des Préludes pour le piano, Samson François, piano.

- Bach: Die Kunst Der Fuge (I) BWV 1080, Davitt Moroney, clavecin

- Mozart, La Flûte enchantée, Acte II, Scène 28, Neville Marriver

Posté dans : Uncategorized | Pas de commentaires »

La Musique Une voie spirituelle

La Musique Une voie spirituelle

avec Philippe Charru

Jésuite Musicien

Soirée débat

vendredi 20 janvier 2012 20 H 45 Espace St Jo’

Qu’est-ce que la musique ? Pourquoi et comment produit-elle en nous ses effets ? A-t-elle, et si oui pourquoi, une dimension spirituelle?
En prenant appui sur des musiques très diverses choisies par  lui  - Amérindienne d’Amazonie, Stravinsky, Debussy, Bach, Mozart -   Philippe Charru  nous aidera  à y voir clair dans notre relation à la musique (ou aux musiques), en nous faisant partager son enthousiasme et ses convictions.

Posté dans : Uncategorized | Pas de commentaires »

La vitrine du libraire du 9 décembre 2011

La vitrine du libraire du 9 décembre 2011
Les Chrétiens du Moyen Orient – Traits d’union et de liberté.
►Les Rencontres de Saint Jo en collaboration avec La Procure  vous proposent une sélection d’ouvrages en rapport avec le thème de la soirée.
—————————————————————————————————————–
La Brochure de l’Œuvre d’Orient: Etre aux côtés des Chrétiens d’Orient.   5,00 €

Présentation de l’Œuvre, Missions, Champs d’action, Histoire,  Les Eglises, Témoignages

Chemins de lumière, 365 jours avec les mystiques de l’Orient chrétien.  Poche  2009  10,00 €

Recueil de 365 sentences en provenance des déserts d’Egypte, de Palestine, de la Syrie préislamique et de Byzance qui dévoilent les traditions spirituelles de l’Orient chrétien. Chemins de lumière fera découvrir et aimer quelques grandes figures de l’Orient mystique souvent méconnues en Occident.

René Guitton  -  « Ces chrétiens qu’on assassine ».   Pocket 2011 7,00 €

En Orient, les persécutions croissantes poussent les chrétiens à fuir les pays où le christianisme est né. Au Maghreb, en Afrique subsaharienne et jusqu’en Extrême-Orient, les chrétiens, parce que chrétiens, sont contraints au silence et parfois assassinés par centaines. Des églises, des habitations sont saccagées, des cimetières profanés. Des agressions insoutenables qui tendent à se multiplier. René Guitton dresse ici le « livre noir de la christianophobie ». Un cri de révolte, appel à la mobilisation et leçon de fraternité, dans la défense d’un droit humain des plus élémentaires : la liberté de conscience.

J.M. Cadiot -   Les chrétiens d’Orient , vitalité, souffrances, avenir.  Ed. Salvator  2011   22,50 €

C’est en Orient que Jésus a vécu, au sein d’une famille et parmi des disciples juifs, parlant l’araméen.  C’est en Orient que sont nées les premières communautés chrétiennes, que se sont tenus les Conciles qui ont forgé les dogmes chrétiens.  Aujourd’hui, dans la fidélité à leurs traditions et à leurs rites, terriblement affectés par les guerres et les oppressions, ces chrétiens  forment une communauté dynamique, assoiffée de modernité, de justice, mais aussi de reconnaissance et de respect. Jean-Michel Cadiot relate l’histoire mais évoque aussi l’actualité de ces chrétiens. Ajoutant à l’approche théologique une analyse géopolitique inédite, avec sérénité et sans occulter les épreuves rencontrées, il révèle aussi, pour les chrétiens d’Orient, une vision d’avenir.
S. de Courtois -  Le nouveau défi des chrétiens d’Orient.  D’Istanbul à Bagdad. J.C Lattès  2009 17,00 €

L’auteur  tire la sonnette d’alarme : dans peu de temps, il n’y aura plus de Chrétiens en terre d’Orient, ni en Turquie, ni en Syrie, ni en Irak. Partout où les derniers Chrétiens tentent de donner de la couleur à ces pays et garantir une diversité confessionnelle en lieu et place du monolithisme de la terreur,  ils sont menacés d’extermination. Ce récit froid, sans haine,  nous oblige à voir la réalité en face. Il faut agir.
Sous la direction d’Antoine Sfeir - Les cahiers d’Orient 2009    Chrétiens d’Orient Et s’ils disparaissaient ?   16,50 €
C’est en Orient, à Antioche, aujourd’hui en Turquie, que fut fondée par saint Paul la première véritable Église de la chrétienté. Quelque deux mille ans plus tard, les chrétiens d’Orient fuient leurs terres d’origine, menacés par l’extrémisme islamiste montant. Et cet exode semble se poursuivre de manière si inexorable qu’il pourrait bientôt conduire à leur simple disparition.  Ce livre répond à cette urgence: comprendre qui ils sont pour mieux défendre leurs droits et assurer leur survie; cerner la grande diversité de ces communautés pour mieux soutenir leur combat; enfin percevoir les enjeux du rapport complexe et risqué entre l’Orient et l’Occident.
Annie Laurent -   Les chrétiens d’Orient vont-ils disparaître ?  Entre souffrance et espérance Ed. Salvator  2009   20,00 €

En proie à un déclin démographique et à une forte émigration liée  à l’aggravation des discriminations socioreligieuses imposées par l’Islam idéologique et à l’exclusivisme israélien, les chrétiens du Proche-Orient offrent le visage édifiant de l’héroïsme. Ils ont un rôle vital à jouer dans cet Orient méditerranéen où peuples, cultures et religions ont tant de mal à s’entendre. Mais peuvent-ils croire à leur avenir dans un environnement aussi difficile ?  Avec l’espérance qui les habite, l’impossible devient possible. Avec ce livre, le lecteur va comprendre ce monde chrétien si mystérieux mais si attachant.
Confluences méditerranée - Chrétiens d’Orient  N° 66  L’Harmattan été 2008   23, 50  €

Ce numéro souhaite faire un retour sur la situation des chrétiens au Proche-Orient, une question longtemps éludée. Les chrétiens ont toujours été parties prenantes des sociétés proche-orientales. Ils ont été souvent engagés dans la vie économique, intellectuelle et politique. Ainsi leur présence, aux côtés de leurs compatriotes musulmans, peut être encore un ferment de démocratie et de séparation des ordres spirituel et politique.
Pierre Claverie - Humanité plurielle Cerf 2008  20,00 €

Comment vivre positivement le pluralisme de nos sociétés ? Ce livre présente un ensemble d’études de Pierre Claverie qui, entré en tant qu’évêque dans les débats sociaux et politiques si délicats qui agitaient l’Algérie, était particulièrement exigeant en ce qui concerne le dialogue des cultures et des religions. Ce sont les enjeux et les conditions de celui-ci que les premières études analysent. Les suivantes abordent les questions plus concrètes qui permettent de vivre ensemble dans une société plurielle et indiquent les chemins de paix qu’il conviendrait d’emprunter pour favoriser la rencontre malgré les barrières qui se dressent entre les hommes.

Catherine Dupeyron - Chrétiens en Terre Sainte   Albin Michel   2007  19,00 €

La journaliste Catherine Dupeyron, qui a collaboré entre autres au quotidien Le Monde et à l’hebdomadaire La Vie, est allée à la rencontre des différentes communautés chrétiennes vivant dans cette région. Elle aborde sans détour toutes les questions que pose cet Orient compliqué : comment les Arabes chrétiens, minoritaires depuis longtemps face aux musulmans, peuvent-ils y trouver leur place ? Pourquoi les communautés issues du monde entier sont-elles en conflit permanent sur cette terre qui constitue leur référence universelle ? Toutes ces familles déchirées sont-elles condamnées à disparaître ? Que penser de ces nombreux chrétiens russophones immigrés récemment en Israël, ou de ces évangélistes néoconservateurs qui sont de plus en plus actifs sur le terrain politique ? Autant de problématiques qui interfèrent avec notre monde occidental, nos croyances, notre histoire, notre avenir. Avec intelligence et clarté, cette enquête passionnante nous en explique les enjeux.
L’Œuvre d’Orient : H. Legrand, Mgr. G.M. Croce - Solidarités anciennes et nouveaux défis « Histoire à vif »  Cerf  2010  28,00 €

Les contributions de deux colloques tenus à Paris et à Rome en 2006, entre historiens, théologiens, sociologues et religieux de terrain, ont donné jour à cet ouvrage. Le grand public, solidaire des chrétiens d’Orient, trouvera des informations précises et claires sur la naissance de l’Œuvre d’Orient et le contexte de son action aujourd’hui, comme naguère. Il verra aussi : la part étonnante prise par les congrégations religieuses françaises, masculines et féminines ; l’évolution de l’Œuvre d’Orient, de ses solidarités latines initiales à l’unionisme, puis à l’œcuménisme ; ce que peut être le dialogue doctrinal avec l’islam. Le statut de Jérusalem s’y voit consacrer un chapitre spécial. La raison de l’émigration des chrétiens comme leur démographie y sont éclairées. Les chercheurs trouveront dans ce livre un instrument de travail dans un champ actuellement très vivant de la recherche, notamment grâce a ses index très détaillés.
Dictionnaire du Moyen-Orient :  Histoires, cultures, révolutions     Bayard  2011      44,90 €
Vendu par Librairie religieuse Saint Corentin (Quimper)

Offre d’occasion disponible sur Galaxidion.comPour la première fois, un ouvrage encyclopédique réalisé par une équipe de jeunes chercheurs sous la direction d’Antoine Sfeir donne accès à toute la diversité historique, culturelle et religieuse de cette région, des sites archéologiques aux œuvres littéraires et cinématographiques, des personnages historiques aux spiritualités, des grands événements aux problèmes économiques… Les auteurs les plus reconnus, Alexandre Adler, Christian Chesnot, André Miquel, Antoine Sfeir, Robert Solé, Benjamin Stora, y analysent les espoirs en train de naître et leurs conséquences possibles pour la région comme pour les relations avec les pays occidentaux. Ils offrent leur regard sur des problématiques spécifiques comme la corruption ou la guerre de l’eau et introduisent à des cultures comme celles de l’Égypte ou du Maghreb.
—————————————————————-

Vous pouvez aussi consulter
La Bibliographie de  l’Œuvre d’Orient
Mise à jour le 26 septembre 2011

www.oeuvre-orient.fr

Posté dans : Uncategorized | Pas de commentaires »

Les Chrétiens du Moyen Orient – Traits d’union et de liberté. Notre invité intervenant le 9 décembre : le Père Pascal Gollnisch

Pascal Gollnisch est  Directeur Général de l’Œuvre d’Orient*, association française entièrement consacrée à l’aide aux chrétiens d’Orient. Curé de la paroisse Saint-François de Sales (Paris 17e), Doyen de la Plaine Monceau, il a étudié au séminaire français de Rome, a été l’un des fondateurs de la Maison Saint Augustin et du séminaire de Paris, mis en place par le Cardinal Lustiger. Grand voyageur, il connaît la plupart des pays dans lesquels l’Œuvre intervient. Avec l’Œuvre, il poursuit l’engagement à développer les actions pour faire connaître les Chrétiens d’Orient, leur situation, leurs espérances.

* L’Œuvre  d’Orient : fondée en 1856 par des laïcs, professeurs en Sorbonne, cette association d’assistance et de bienfaisance, régie par la loi de 1901, est surtout une œuvre d’Église placée sous la protection de l’archevêque de Paris.  L’Œuvre soutient l’action des évêques et des prêtres d’une douzaine d’Églises orientales catholiques et de plus de 60 congrégations religieuses dans 21 pays, notamment au Moyen Orient, principalement autour de  3 missions : éducation - soins et aide sociales - action  pastorale. Plus de 100 000 donateurs aident l’œuvre à soutenir  400 communautés ou institutions religieuses et financer plus de 700 projets par an.

Posté dans : Uncategorized | Pas de commentaires »

Les Chrétiens au Moyen Orient

► Environ 1,7 milliard de Chrétiens vivent dans le monde entier.
Ils se répartissent en plusieurs branches dont les plus importantes sont la branche catholique, la branche orthodoxe et la branche protestante.
► On estime à 12 millions le nombre de Chrétiens présents au Moyen –Orient.

Ils sont répartis au sein de 11 Eglises orientales de rites différents : chaldéen, syrien-catholique, arménien, syrien jacobite, copte, assyrien…. sans parler des catholiques latins et des protestants. ((Journal La Croix Oct. 2011).
Egypte : 10 % de la population, 8 à 10 millions principalement coptes dont 225 000 catholiques.

Liban : 40 % de la population, 1,5  million dont 1 million de catholiques  maronites, melkites, syriens, arméniens.

Syrie : 6 % de la population, 850 000.

Irak : 3 % de la population, 500 000 dont 400 000 chaldéens catholiques.

Jordanie : 6 % de la population, 350 000 dont 120 000 catholiques.

Israël : 2% de la population, 150 000.

Territoires Palestiniens : 2 % de la population, 60 000 surtout grecs orthodoxes.

Iran : 0,3 % de la population ,135 000 dont 20 000 catholiques.

Turquie : 0,1 % de la population,  80 000 dont 10 000 catholiques.

Tunisie : quelques milliers, souvent étrangers.

Lybie : quelques milliers, étrangers pour la plupart.

Lire la suite de cet article

Posté dans : Uncategorized | Pas de commentaires »

Les Chrétiens du Moyen Orient Traits d’union et de liberté

Avec
le Père Pascal Gollnisch
Directeur de l’Œuvre d’Orient
Soirée débat
Vendredi 9 décembre  2011
20 H 45
Espace St Jo’

Partant de situations actuelles et d’expériences personnelles faites sur le terrain qu’il pratique aussi souvent qu’il le peut, le Père  Pascal Gollnisch, Directeur Général de l’Œuvre d’Orient, nous donnera, avec l’éclairage de l’histoire, son point de vue sur l’évolution de la situation des Chrétiens au Moyen Orient, en montrant la nécessité incontournable d’un  dialogue entre les différentes communautés , y compris avec l’ Occident , pour sortir de la crise politique et religieuse actuelle.

Posté dans : Uncategorized | Pas de commentaires »

La vitrine du libraire du 14 octobre 2011 : ouvrages de François de Singly

Le Triomphe de l’individualisme
Les Rencontres de Saint Jo en collaboration  avec la librairie  Mémoire 7 Clamart

Notre sélection des ouvrages de François de Singly

- Les uns avec les autres, quand l’individualisme crée du lien

Coll. Pluriel 2010, 8,50 €

Dans cet ouvrage, F. de Singly développe une thèse qui vise essentiellement à le distinguer des essayistes convaincus de l’existence d’une crise majeure du lien social  qui s’enracinerait dans la montée en puissance de l’individualisme. La crise du lien social se déclinerait alors en une multiplicité de crises : crise de la transmission, crise de la stabilité, crise des normes et enfin crise de la raison, qui constituent autant de chapitres jalonnant l’argumentation de F. de Singly. Plutôt que de succomber aux préoccupations alarmistes de quelques uns, ce dernier nous invite à considérer l’individualisation non pas comme un facteur d’anomie mais bien plutôt comme le principe d’un lien social « idéal » puisqu’« électif ». Un lien qui sache unir, sans trop serrer. C’est l’ambition de ce livre, écrit par François de Singly.
- Libres ensemble, l’individualisme dans la vie commune

Coll. Pocket  2003, 7,40 €

Plus que jamais s’affirme la nécessité d’une des fonctions centrales de la vie commune : apprendre le respect mutuel. Car il ne s’agit pas seulement de vivre ensemble mais d’êtres libres ensemble. En effet, l’individualisme peut mener à l’atomisation de la société - chacun se repliant sur soi - si la vie commune, vécue sous le mode de la contrainte, empêche l’épanouissement personnel. Il s’agit donc de résoudre cette tension entre rester soi-même et vivre ensemble, entre l’individuel et le collectif. S’appuyant sur huit enquêtes inédites menées auprès de jeunes adultes, de couples, de personnes âgées, d’enfants et d’adolescents, Libres ensemble montre comment les personnes vivant en couple, en famille, en collectivité mènent une “double vie” faite de temps personnel et de temps partagé.  Une façon originale et instructive d’appréhender cette “double vie” souvent problématique. Chacun se retrouve ainsi à la fois “seul” et “avec”.
- Comment aider l’enfant à devenir lui-même ?

Coll. Pluriel 2010, 6, 50 €

Dans ce livre, François de Singly  s’inscrit en faux contre les discours sur “l’enfant roi” et décrypte nos nouvelles manières d’éduquer les enfants. Qu’est-ce qui a changé, en un siècle, dans le regard porté sur l’enfance et en quoi ce changement de regard sur l’enfant a-t-il transformé le rôle des parents ?  C’est en fonction de l’injonction moderne à devenir soi-même que la famille a rompu avec le modèle traditionnel, dominé par l’autorité du père. Mais depuis, les psychanalystes et les pédiatres sermonnent les parents : l’enfant serait devenu roi, voire même chef de famille, et les repères auraient volé en éclats.
Face au décalage entre les pratiques novatrices qui se développent au sein des familles et l’interprétation plutôt rétrograde qu’en donnent les experts, ce livre se veut un autre guide de voyage éducatif. Au lieu de condamner les nouvelles aventures familiales parce qu’il existe des voyages ratés, il prend appui sur des enquêtes pour révéler les transformations qui s’opèrent au sein des sociétés européennes et suggérer des parcours d’apprentissage inédits.
L’individualisme est un humanisme                 Editions de l’Aube     Ed. De poche 2007       7,90 €    Dans cet essai, François de Singly répond aux détracteurs de l’individualisme. II fait comprendre comment l’individualisme dessine l’idéal d’une société où il n’y aurait plus ” ni juif, ni Grec…, ni esclave, ni libre…, ni homme, ni femme ” (Paul, épître aux Galates), mais où chacun serait un individu ” à part entière “. Souvent on pense l’individualisme comme le règne de la concurrence généralisée, de la guerre de tous contre tous, et du libéralisme économique. C’est oublier que l’individualisme occidental est tout autre chose: avoir, par exemple, le droit d’aimer quelqu’un sans intervention familiale, participer à une élection démocratique et aux décisions concernant sa vie… Certes, cette liberté exige des conditions sociales particulières que ce livre étudie: l’individu doit avoir les moyens de devenir lui-même et il ne doit pas subir de discrimination. Alors, l’individualisme devient un humanisme. L’horizon positif de cet essai vif et novateur fournit des armes pour critiquer ce qui tend, en permanence, à faire que certains soient moins ” individus ” que d’autres.
- Sociologie de la famille contemporaine

Armand Colin, Coll.128, 2007, 9,80 €

Depuis la fin du XIXe siècle, la famille s’est transformée, en se resserrant sur elle-même et en permettant à chacun de ses membres d’avoir une identité de plus en plus personnelle. Schématiquement les changements se sont déroulés en deux temps. Lors de la première modernité jusqu’aux années 1960, se sont imposés l’évidence du mariage amoureux, une grande division du travail entre les sexes, le repli sur le bonheur familial, et le soutien de l’Etat-Providence. Avec la seconde modernité, sont apparus l’instabilité conjugale, le pluralisme des formes familiales, la montée des normes psychologiques, la force du processus d’individualisation (de la femme, de l’enfant). En conséquence, pris entre les exigences de la vie commune et celle des individus, petits ou grands, la famille est soumise à des tensions qui sont analysées dans la 3e édition entièrement refondue de cet ouvrage.

(Voir aussi notre sélection de titres émanant d’autres auteurs sur ce thème, dans l’article suivant).

Posté dans : Uncategorized | Pas de commentaires »

La vitrine du libraire du 14 octobre 2011 : notre sélection de titres

La vitrine du libraire du 14 octobre 2011
Le Triomphe de l’individualisme
Les Rencontres de Saint Jo en collaboration  avec la librairie  Mémoire 7 Clamart

Notre sélection de titres

- Pierre Rosanvallon

La Société des égaux,

Le Seuil    2011, 22,50 €
«La Société des égaux» est le troisième volet, après «la Contre-Démocratie» et «la Légitimité démocratique», de la réflexion philosophique et historique  de Pierre Rosanvallon sur les mutations contemporaines de la démocratie. L’historien et fondateur de la République des Idées publie ce nouvel essai dans lequel il poursuit sa réflexion sur la démocratie et lance de nouvelles pistes pour  l’élaboration d’une nouvelle philosophie de l’égalité et du vivre ensemble.

- Jean-François Petit

Individualismes et communautarismes
Quels horizons aux Etats Unis et en France ?

Bayard   2007,  épuisé

Les attentats du 11 septembre 2001 ont obligé bien des philosophes à remettre à plat leur conception de la démocratie. Un moment tentée par le modèle américain, la France hésite désormais. Ce livre se propose de revenir sur deux difficultés majeures des sociétés modernes : la montée des communautarismes et l’exacerbation de l’individualisme. En France comme aux USA, le pluralisme est devenu problématique. Le pouvoir politique paraît comme impuissant à le gérer. Néanmoins, des propositions peuvent être faites. Elles sont susceptibles de recréer des dynamismes personnels et communautaires. L’auteur, attaché notamment à l’idée d’une citoyenneté appuyée sur une société civile internationale, en esquisse les contours essentiels.

- Norbert Elias
La société des individus

Agora, Coll. Pocket 2004, 7,50 €

Elias rédigea les trois essais qui composent cet ouvrage entre l’avant-guerre et 1986, un demi-siècle au cours duquel, toujours attentif aux transformations du monde contemporain, il ne cessa de réfléchir aux rapports de la société et de l’individu. C’est à une découverte fascinante que nous invite N. Elias, celle de la construction de l’individu moderne dans ses relations avec la société. Comment la relation entre ces deux “figures” (individus et société) a-t-elle historiquement évolué ? Ne risque-t-on pas aujourd’hui en faisant disparaître la seconde (la société) de mettre en danger du même coup la première (individu) ? Telles sont les questions cruciales qui sont ici posées par Norbert Elias.

- L’individu contemporain, regards sociologiques

Xavier Molénat , Nicolas Journet , Frédéric Gros , Jean-François Dortier , Collectif

Ed Sciences  Humaines 2006, 25,00 €

Qu’on le critique ou qu’on le loue, l’individu contemporain est au centre des interrogations de la société. Face aux transformations sociales offrant à chacun à la fois plus de liberté et plus de responsabilité, face à la généralisation des valeurs individualistes, a surgi une série d’interrogations fortes : Qu’est-ce qui relie les individus entre eux ? Quel diagnostic global les sociologues portent-ils sur nos sociétés individualisées ? Quelles mutations peut-on voir à l’œuvre dans la famille et les relations interpersonnelles ? Comment le travail ou la religion se transforment à l’heure du souci de soi ? Est-ce la fin de l’engagement solidaire ou politique ? Réunissant les contributions des meilleurs spécialistes, ce livre propose un état des lieux dépassionné sur la question, avec, en toile de fond, un constat l’avènement de l’individu, ce n’est pas ” moins de société “, mais au contraire une nouvelle façon de faire société.
- Les sociologies de l’individu

Danilo Martuccelli – François de Singly

Armand Colin, Coll. 128,  2010, 9,80 €

Depuis l’entrée dans la modernité à la fin du XIXe siècle, et surtout depuis les années 1960, les individus doivent s’émanciper des liens hérités et faire la preuve de leurs qualités personnelles. La force de ce processus d’individualisation questionne bien des manières habituelles de penser la société. Si cette problématique est centrale dans les traditions sociologiques allemandes et anglo-saxonnes, c’est en France que s’est constituée depuis une vingtaine d’années une famille large et plurielle de démarches ayant fait de l’individu le cœur du renouveau théorique des sciences sociales.  Sans éclectisme ni sectarisme, cet ouvrage présente pour la première fois l’espace des débats de ce qui constitue désormais le champ de la sociologie de l’individu. Il démontre l’intérêt d’une des voies les plus prometteuses, et sans doute la plus originale, de la sociologie française contemporaine.

(Voir aussi notre sélection d’ouvrages de François de Singly, dans l’article précédent) .

Posté dans : Uncategorized | Pas de commentaires »

L’individualisme : éléments de problématique par Claude Thélot ( Août 2011)

Avant propos : avant la soirée du vendredi 14 Octobre sur  « le Triomphe de l’Individualisme » nous avons demandé à Claude Thélot – animateur de la soirée – son point de vue sur ce thème.

L’individualisme : éléments de problématique par Claude Thélot  ( Août 2011)

L’individu, dans nos conceptions et modes d’existence, a désormais pris la place dominante. Sans remonter à la Réforme, qui avait mis en avant le libre arbitre des personnes et leur relation personnelle avec Dieu, trois grandes tendances historiques ont causé cette mutation.

Les horreurs et la chute, brutales et douloureuses pour beaucoup, du communisme « réel » et les désillusions qu’elles ont provoquées sur cette doctrine et, par contrecoup, sur toutes les idéologies ont été déterminantes dans le triomphe de l’« individualisme ». S’y est ajouté, qui se développait depuis plus longtemps (depuis les événements de 1968 dans le monde et singulièrement en France), un discrédit croissant des institutions, et donc de l’idée même d’institution comme supérieure à l’individu et s’imposant à lui : l’Eglise, le Parti, l’Armée, le Syndicat, etc., la Famille même ont perdu de leur force (et parfois beaucoup perdu) et, surtout, de la légitimité à faire prévaloir leurs vues, à imposer leur « doctrine ». Enfin, depuis encore plus longtemps (en France depuis environ 50 ans), la société de consommation avait concrétisé ce que les économistes théorisaient depuis 200 ans : il fallait viser le maximum de satisfaction de l’individu, consommateur ou producteur.

De ces trois faits historiques et sociaux  est né et s’est développé jusqu’à occuper toute la place, ou presque, l’« individualisme ». A la fois pour remplir un « vide » (effondrement des idéologies, discrédit des institutions) et pour suivre et faire grandir un « plein » (« maximiser sa satisfaction »).

Qu’est-ce que l’individualisme ? C’est, pour résumer, une conception et une pratique où l’individu est à la fois roi et libre. Lire la suite de cet article

Posté dans : Uncategorized | Pas de commentaires »

« Previous Entries